entretien avec Jean Pierre Foucault


J'aime son approche du journalisme et de la communication
(lors du baptême de la promotion ECS 3 et 4 à Strasbourg le 30 juin) : 

Dire sans nuire
Montrer sans choquer
Dénoncer sans condamner
Témoigner sans agresser.....
JP Foucault

et j'ai aimé le dîner qui a suivi ..... 

Cela m'a confirmé que c'est vraiment un grand Monsieur : respectueux, honnête, gentil !
Photo
ici JPF avec Anne Pflimlin et Kal Ladha (ECS Groupe)
Luc Buckenmeyer (ECS Strasbourg) et sa femme,
et Anne-Françoise Auberger (et moi)

Où sont passés les 800 millions du disque ?

Où sont passés les 800 millions du disque ?
Le jour de l'ouverture du salon du livre de Paris, l'Express nous apprenait
que le marché français de la musique a régressé "sensiblement" en 10 ans
(1,3 milliards à 555 M€). 
On peut comprendre ainsi que "internet a détruit de la valeur",
même si, dans le même temps,  
il a pris en partie en partie le relais, avec 16% du chiffre d'affaires.  
Notons aussi que trois modèles de business dominent,
illustrés par
Deezer (streaming),  

I-tune store (téléchargement), 
et Amazon (CD + digital). 

• Au salon du Livre 2011, nous avons assisté à de multiples débats, 
et j'ai constaté qu'une menace similaire pèse sur le marché du livre.

 > certains pensent encore  que le parfum de l'encre électronique

ne remplacera jamais l'odeur du papier,  et que le design
de la tablette electronique ne rivalisera pas de sitôt
avec le toucher sensuel du papier  (  dans une époque récente,
nous pensions la même chose pour le vynil).

 > il faut en convenir : le livre electronique a passé la barre des 10%
soit un livre sur 10 vendu sous ce format en 2010 aux USA. 
 Car les digital natives n'auront peut-être plus la même nostalgie
pour la sensualité des encres et des papiers.
Grâce à l'efficacité de l'encre electronique (qui ne provoque plus la fatigue
des écrans digitaux classiques)
le marché de l'édition est étroit et fragile en France - dominé par Editis,
avec 600 ME,  suivi de 3 grandes maisons avec chacune à peu près 200 millions.  
entenddans une coférence "B to B".... "Si Google le décide demain,
il rachète ces 4 éditeurs, presque d'une signature. Définitive." 
On est bien peu de chose.

Revenons aux débats !
 éditeurs - éditeurs de presse - agents - auteurs - libraires - bibliothécaires
- diffuseurs se sont beaucoup interrogés, pour savoir comment ils allaient
se défendre et se protéger - ensemble ou séparément. 
Le "livre de poche" est déjà passé par là, laissant éditeurs et auteurs
exsangues 
chacun 
env 30 cts sur un prix de vente moyen de 6 euros. 

Bref, les nouveaux modèles de partage de la marge proposés par exemple
par Apple (quand il y a encore une marge à partager )
les préoccupent bien plus que de comprendre 
et d'analyser 
ce que pourraient être les nouvelles attentes des lecteurs, face à la montée
de ces nouveaux modes de transmission de la culture. 

Ils pourraient imaginer d'autres services, d'autres modes d'écritures, 
de partages de récits "augmentés par le web" en sortant de leur pré-carré. 
Sur certains stands - un peu marginaux - on commençait à parler
heureusement de "lecture immersive" et lecture "sensuelle.

lecture experience : une lecture augmentée, enrichie, immersive
qui crée un intérêt nouveau, comme le livre-pop-up !

D'autres univers ont muté vers la création de valeur, avec un certain succès : 
je pense au café, à l'heure où on ne parle plus d'acheter ou vendre un paquet
de café, mais de partager "une expérience de café" !

Une chance ! 
J'aimerais penser aussi comme
 Marc Abel dans Télérama n°3192 :
'le numérique est une chance pour l'édition".
Et voir avec les acteurs de ce marché du livre comment "augmenter"
ensemble l'expérience de lecture grâce au numérique : 
plus d'information ? plus d'émotion ? plus de mémorisation ?
plus d'échange ? 

Pourquoi pas imaginer développer avec l'achat d'un livre, la puce RFID
ou le code d'accès
à un streaming à usage unique ou personnalisé :
l'accès à la lecture audio de l'ouvrage, augmentée par le talent
d'u Fabrice Lucchini exhalté.... .
Une piste parmi d'autres, pour créer de la valeur sur un terrain encore très vierge.

les lecteurs - grands absents...
En fait, le lecteur quant à lui était bien trop (pré)occupé à faire la queue
à l'entrée du Salon, et devant les caisses (45 mn), puis chez l'ouvreur ;  
ensuite 
devant les stands des éditeurs, pour obtenir la dédicace
de l'auteur favori. Et encore, pour trouver un café ou une chaise
pour se poser, dans le hall en effervescence. 

J'ai cherché sans trouver un stand d'une association de lecteurs,
un débat de société sur l'avenir et l'enjeu de LA lecture, 
la prises en compte du point de vue des hommes et des femmes 
qui, au bout du compte - et pas seulement à la caisse - 
contribuent au succès de ce marché. 

le grand retour des coupeurs de glace ....
J'ai vu des projets prometteurs. 
De nouvelles alliances : entre fabricants de lecteurs-ebook et libraires ebook ;
d es experts qui se préoccupent à leur manière du confort, de la fluidité
et de la solvabilité de la lecture et de son marché.

J'ai observé des éditeurs soucieux de ne pas laisser le lecteur
s'intercaler entre eux et LEURS auteurs. Un contact pourtant précieux.
Je me suis rappelé - avec Salah - des combats corporatistes
du syndicat des coupeurs de glaces Nord Américains : 
au moment de l'arrivée des chambres froides et des "frigidaires" :
il s'agissait de continuer à expliquer au monde que leurs chevaux
étaient toujours les plus ... rapides, pour livrer les 4 coins des USA.
Des combats d'un autre temps.

J'ai repensé aussi aux peintres impressionnistes,
qui sont sortis des  ateliers de peinture, 

et qui ont révolutionné à leur manière l'art du paysage, 

en exécutant, en plein air, les oeuvres commandées : 
leurs clients avaient été séduits par la découverte des paysages
que le progrès des 
transports en commun et de la photo leur avaient
permis de découvrir et d'admirer. Et ces peintres avaient su s'adapter,
en inventant des techniques nomade. Populaires.

(à voir à ce sujet : l'émergeance du paysage à "Nature et ideal" au Grand Palais),  

j'ai rêvé....

J'ai forcément repensé au progrès : ma conviction reste 
que les entrepreneurs 
sont portés par leur vision de progrès, 
et qu'il est vain de vouloir s'interposer pour arrêter ou en ralentir sa progression. 
Certes il faut le canaliser pour éviter qu'il ne "détruise trop de valeur" : 
nous, entrepreneurs, percevons notre mission comme celle d'être vigilants et inventifs, 
pour déceler et mettre en oeuvre des nouvelles sources de valeur-ajoutée.
 Mais j'ai aussi rencontré de nombreux auteurs pendant ces 3 jours.
Nous avons beaucoup échangé sur la situation. 
Et je me suis dit que nous avions - champions du web 2.0 - peut être 
de nouvelles médiations à inventer, un nouveau rôle à jouer,
pour mieux réconcilier le lecteur et l'auteur, l'auteur avec le lecteur. 
Nous appliquons nos convictions et nos savoir faire avec nos clients
dans les marché de l'intérim, de la sécurité, du shopping, 
de la restauration, dans l'univers de la chambre d'hôte, de la décoration,
de la piscine, de la télésurveillance et de la banque..... 
pourquoi ne pas les appliquer aussi dans l'univers de la lecture ? 

C'est ici le point de départ d'une histoire :  
nous avons lancé une réflexion, et peut être demain un grand projet, 
au nom de code prometteur : "leezer".

Pour rester connecté sur ce projet, demandez-moi l'adresse du blog qui sera dédié.
Suivez-nous sur Posterous.com.

D'ici Mai,
de nouvelles contributions y apparaitront, vos idées seront aussi les bienvenues.
Et peut-être, un grand projet verra le jour..........

> pour aller plus loin : en 2008 déjà...
 
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allez en réunion

Vous vous sentez seul ?

Vous êtes triste de travailler seul dans votre coin ?

Vous haïssez prendre des décisions ?

ALLEZ EN REUNION


Vous pourrez ainsi :

-       Rencontrer des gens

-      

-       Créer des plannings

-      

-       Vous sentir important

-       Impressionner vos collègues

-      

-       Boire du café

-      

-       Parler à tout le monde en même temps

-      

-       Gribouiller votre carnet de notes

-       Avoir l’air intelligent

-      

-       Approuver d’un hochement de tête

Et tout cela pendant vos heures de travail !!

Les réunions : une alternative pratique au travail.

les 10 "escroqueries" de l'e-reputation.

De retour du salon du e-marketing (grand succès les 25 et 26 janvier à Paris)
je livre ici - en synthèse à peine codée - la recommandation de Linkfluence aux futurs veilleurs de marques .

1) e-reputation : fuyez celui qui vous dit "foncez tête baissée..." !
Il est toujours temps d'y aller (ne pas y aller, c'est laisser les autres s'occuper de votre re-reputation.

2) community management : si vous pensez qu'il vous suffit juste d'un bon outil 
et d'un stagiaire, c'est que vous avez été mal conseillé. 
Cette fonction relève de la responsabilité de la direction générale.

3) investissement : si on vous fait croire que "l'e-rep, ça coûte rien".....
. oui, c'est vrai pour des petits volumes (et si vous êtes une TPE ou une jeune entreprise, 
vous pouvez faire beaucoup de choses en accès libre - reportez vous aux 8 outils Web - téléchargeable
  sur theconnectingplace.biz)
. non si vous avez besoin de crawler de gros volumes, il vous faut un prestataire et des outils actualisés.

4)  "le web est transparent" : considérez que c'est un atout et non pas une tare.
relisez le définitions de Salah (salahbenzakour.com) : le web est
  • Invisible (car omniprésent)
  • Silencieux (car il fait de la collection implicite des données)
  • Intelligent (car il donne un sens et un contexte aux données)
  • Apprenant (car il fait de l’accumulation des données)
5) social media : ne pensez pas qu'il se réduit à FaceBook ou twitter
il y a beaucoup de nouveautés très pertinentes - veillez : fourthquare, quora.

6) les machines ne font pas tout 
Il faut y ajouter de l'humain...pour pouvoir analyser des sentiments......

7) l'influence : la chose importante à mesurer,
ce n'est pas tant le nombre de liens entrants sur votre site ou de recommandation sur vos comptes
mais le poids de ces liens.... (c'est à dire la popularité/crédibilité de l'émetteur)

8) discernement : si vous pensez qu'il faut tout écouter ...... et répondre à tous !!! 
(c'est inutile : le point de vue ou le caprice d'un internaute sans crédit.
 en 500 eme page de google, est sans vrai danger immédiat .....il doit juste vous alerter)
"après écouter, il n'y a pas automatiquement parler....."

9)  "BIENVENUE DANS L'ULTRA TEMPS REEL...."
mais ce n'est pas le plus important .
c'est vrai pour le CRM.
la vraie question se pose dans la durée :  c'est de mesurer les impacts long terme 
de vos actions sur votre marque.

10) si vous pensez que "le web fait peur !"
appelez-nous : nous vous aiderons à le comprendre et à mieux vous en faire un ami....

 

Gilles Auberger

06 07 60 13 30


immatériel

je prépare un billet sur l'économie de l'immatériel : 
Dans ma vision, 
il ne s'agit pas d'exterminer les 19 derniers % d'industries lourdes de l'Alsace, 
mais au contraire de revitaminer notre industrie, en apprenant
- la coopétition respectueuse
- le partage des savoirs
- et surtout le retour à la flexibilité de nos usines (séries courtes, équipes dédiées) : 
là on est bon, et là le monde nous attend.....

Et aussi, dire à nos jeunes qu'il n'y a pas besoin d'être nanti pour réussir : 
l'argent et les usines ne font pas la réussite (ils y contribuent, parfois). 
Les idées et la confiance y conduisent.... plus sûrement. 
Ce sont les composantes de cette économie d'aujourd'hui que j'essaie de décrire et de faire partager
dans mes interventions et mes posts.

Gilles Auberger